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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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LE 4 SEPTEMBRE. ^

essentiel, presque prépondérant. Elle bénéficia de lapremière, conseilla les trois autres, Tout le mondesait enfin qu’elle contribua, au moins autant que lemaréchal Lebœuf, à arracher la fatale déclaration deguerre de 1870 à l’Empereur hésitant, à l’Empereurqui n’avait pas confiance, à l’Empereur qui savaitmieux que personne à quel ennemi formidable ilallait se heurter, et ce qu’il avait d’hommes et docanons à aligner devant l’armée prussienne.

Si son influence avait expiré au seuil de la salle duConseil, si elle se fût contentée d’être l’impératricede la charité comme elle était l’impératrice de labeauté, il est probable que nous aurions encorel’Alsace et la Lorraine, une douzaine de milliards deplus dans les coffres de la France. 11 est probableque le Prince impérial serait aujourd’hui sur le trône,avec une fille de la reine d’Angleterre à ses côtés.

Sans parti pris, sans vouloir faire de politique, onpeut soutenir qu’au point de vue de la richesse inté-rieure et des alliances extérieures, cela vaudrait unpeu mieux pour notre pays que le règne de M. et deM m ° Grévy.

Pourtant,comme il faut être juste avant tout, je suispersuadé que, dans ces jours lamentables que je ra-conte, l’Impératrice aurait su se conduire en reine.Ainsi que l’infortunée Marie-Antoinette, qu’elle s’était,pendant les dernières années de son règne, imposéecomme modèle et qu’elle avait choisie pour héroïnepréférée, elle fût restée vaillamment aux Tuileries eteût au besoin, j’en ai la conviction, résolument fait