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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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LE 4 SEPTEMBRE.

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tous est restée dans la main, il ne faut plus chercherà faire une omelette. »

Retiré depuis quinze ans à Belle-ïsle d’abord,ensuite à Tours, il vit modestement à l’écart, cher-chant à se faire oublier de tous. Quoique peu for-tuné, il a recueilli plusieurs orphelins appartenantà sa parenté, et les élève. Il ne lui manque, hélas!pour être un Cincinnatus, que d’avoir sauvé son pays.

En somme, et pour en finir avec les incidents poli-tiques de cette journée, qu’un voyageur arrivant del’autre hémisphère sans avoir lu de journaux auraitprise pour une journée de fôte, — fête au ciel avec unsoleil radieux, fête sur la terre avec la gaîté et lerire sur tous les visages, —elle fut l’œuvre de toute lagauche de la Chambre, moins deux personnages im-portants à qui leur situation ne permettait pas d’ac-cepter des postes secondaires, et qui, n’appartenantpas à la députation de Paris, ne se compromirentpoint dans ce gouvernement de casse-cou : MM. Grévyet Thiers.

Le premier se tint tranquille et à l’écart. Quant àl’autre, il ne se tint ni tranquille ni à l’écart. Déjàavant que la nuit fût venue, il avait vu le généralTrochu, il avait vu Jules Favre, il avait vu tout lemonde. Enchanté, in petto, que ses amis s’enfon-çassent jusqu’au cou dans une entreprise dont il con-naissait aussi bien que le gouverneur l’issue fatale,inévitable, il avait déjà préparé, le soir du 4 sep-tembre, un plan qui le mettait en marge du gouver-nement, lui permettait do bénéficier de tous ses