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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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108 JOURNAL D’UN OFFICIER D’ORDONNANCE.

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douzaine de jours. Les deux premières personnes qui |vinrent, de France, la rejoindre dans cet hôtel, furentmiss Shaw, la bonne anglaise du Prince impérial, etmon fidèle Joseph, chargé de remettre mon premierenvoi de caisses.

C’est là que le Prince Impérial vint retrouver samère; il se jeta dans ses bras avec de grands san-glots, et, après les premières étreintes, l’Impératrice, 'montrant au prince M. Evans, lui dit :

— Embrasse-le : c’est lui qui m’a sauvée.

M mc Evans était là auprès de son mari, et continuaita donner à l’exilée les preuves du plus entier et duplus désintéressé dévouement.

Ce fut le docteur toujours qui fut chargé de trouverune demeure convenable pour la famille impériale. Ilpensa à Chislehurst et loua Camden-Place, dont la ’location fut faite en son nom pendant les trois pre- ■mières années.

L’Impératrice ne pensa même point à remerciersir Burgoyne, et il fallut, un an plus tard, quelady Burgoyne fît témoigner à la souveraine sonétonnement de cet oubli pour que l’omission fûtréparée. ,

Quant au docteur Evans, il n’avait rien à attendre ide l’Impératrice qu’un peu de franchise et un témoi- 'gnage public lorsqu’on essaya de travestir les faits ■que je viens de raconter, et de faire jouer au docteur jje ne sais quel rôle ridicule.

L’Impératrice ne comprit point qu’elle se diminuaitelle-même en ayant l’air de regretter et d’oublier les