CHEZ L’IMPÉRATRICE.
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Le service de l’intendance se fait très mal. Les soldatsn'ont plus de souliers.
Lebœuf.
La seconde, bien autrement importante, n’était quela copie d’un télégramme envoyé à l’Empereur, copiedestinée à être transcrite sur le registre grand ouvertà gauche du bureau, où étaient consignées toutes lesdépêches reçues et envoyées. Elle permet d’expliquerla conduite de l’Empereur, celle de l’Impératrice, etenfin celle du général Trochu, pendant les derniersjours de l’Empire. La voici :
a l’empereuh.
Ne pensez pas à revenir ici, si vous ne voulez déchaînerune épouvantable révolution. C’est l’avis de Rouher et deChevreau que j’ai vus ce matin. On dirait ici que vous fuyezle danger.
N’oubliez pas comme a pesé sur toute la vie du princeNapoléon son départ de l’armée de Crimée.
Eugénie.
J’aurai bientôt l’occasion de revenir sur cettedépêche pour la commenter. Je veux tout d’abord enfinir avec la besogne que je venais accomplir dans lesappartements de l’Impératrice, dussé-je, pour le faire,anticiper sur quelques jours.
Dans la chambre à coucher, un grand lit mo-derne, la tête au mur, les pieds dans la directiondu jardin. A droite du lit, une commode de for-mes exquises et d’une grande finesse d’exécutionlaisse apercevoir dans son premier tiroir béant une