124 JOURNAL D UN OFFICIER D ORDONNANCE.
cinquantaine d’ombrelles de toutes formes et dotoutes couleurs, les unes riches, les autres simples,empilées les unes sur les autres. La première quifrappe les yeux est une ombrelle de soie mauvecouverte de dentelles noires, le manche en écaille estun pied de biche, ferré d’or. Voici encore uneombrelle de soie blanche garnie de Valenciennes admi-rables. Sur le manche en ivoire, un semis de petitesabeilles;en guise de pomme, une couronne impérialesculptée à jour. Une autre de dentelles blanchesavec manche en or massif garni de turquoises.Enfin une cinquantaine de chefs-d’œuvre , signésGravel, Verdier, etc.
Peu de meubles dans cette chambre, mais couvertsd’étoffes admirables.
A gauche de la porte qui mène aux appartementsde l’Empereur, trois glaces comme en ont les coutu-riers à la modo, encadrées d’un filet de cuivre massif.Ce jeu de glaces mobiles permet de se voir des piedsà la tête, de dos, de profil, enfin sur toutes les faces.
A côté des glaces, un monte-charge.
Je possédais un cicerone expert qui devait facilitermon inspection, et je le fis causer. Voici comment lafemme de chambre m’expliqua le jeu du monte-charge.
Au-dessus des appartements de l’Impératrice, etpar conséquent au second étage, se trouvaient unesérie de pièces reproduisant la disposition du pre-mier. Les pièces occupées par les femmes de serviceétaient garnies, du haut en bas, de grandes armoires