chez l’impératrice.
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j’avais reçu l’ordre de me loger au palais mômeJ’occupai quelque temps, dans le premier corps debâtiment à droite, en entrant par la rue de Rivoli,l’appartement de la duchesse Stéphanie Tascher deLa Pagerie, grande maîtresse du palais. Lorsque cetappartement et ceux qui l’entouraient furent con-vertis en ambulance, je me réfugiai en face, rue deRivoli, à la grande aumônerie.
Ma présence au palais me permit de faire droit auxréclamations des serviteurs de la famille impérialequi venaient, les uns après les autres, chercher leurpetit mobilier personnel. Quoique je ne fusse pasencore investi officiellement de la mission de sauve-garder les intérêts matériels de la famille impérialeaux Tuileries, rien ne sortait du palais sans mon visa.
Le 13 septembre, je recevais la lettre suivante :
Monsieur,
Je viens vous prier instamment de tâcher de prendre,dan la chambre delà comtesse do l'ierrefonds, un petitcadre où il y a une Vierge, un Enfant Jésus. Ces objets setrouvent sur un meuble, près du lit. II y a aussi une vieilleombrelle en toile ôcrue; il y a sur le manche deux lettresE. G. Il y a aussi un livre de prières qui a un élastique; cesont des souvenirs précieux pour la comtesse de Pierre-fonds. Je crois que l’ombrelle se trouve dans la chambre,dans un coin, sur un petit meuble.
Je veux aussi, Monsieur, vous remercier de tout moncœur.
A. Lebreton.
Veuillez envoyer ces objets chez le prince de Metlernicli.