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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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168 JOURNAL d’üN OFFICIER D’ORDONNANCE.

défense était constituée grâce aux efforts de la popu-lation parisienne. 11 ajouta que l’opinion publique,certaine aujourd’hui que Paris était imprenable etne succomberait qu’à la famine, voulait l’union detoutes les énergies pour attaquer et combattre àoutrance les envahisseurs du territoire. La ville étaitlargement approvisionnée. Si une capitulation devaitêtre la fin du siège, cette capitulation était encore bienéloignée de nous, et, d’ici là, il pouvait se passer biendes événements.

Du reste, siM. de Bismarck consentait à un armisticesans imposer les conditions inacceptables de Ferrières,et en particulier ^ces gages militaires qui mettaientParis sous le canon de la Prusse, il était tout prêt àle signer. Son but, aujourd’hui comme alors, était deconsulter la nation. Et si des intermédiaires officieuxvoulaient s’entremettre pour faire réussir cette com-binaison , il les priait par avance de recevoir lesremercîments du gouvernement et de la France recon-naissante.

Le général et le colonel américains prirent congé duministre et retournèrent à Versailles, après avoirtoutefois demandé la permission, qui leur fut accor-dée, de répéter au chancelier les termes de cet entre-tien. Ils n’étaient restés qu’une journée à Paris.

Le 6 octobre, ils étaient de retour. Ils avaient vuM. de Bismarck et venaient transmettre les proposi-tions suivantes : Armistice de quarante-huit heures.Le quartier général prussien accorderait tous les sauf-conduits nécessaires pour la sortie des citoyens qui