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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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UN DIPLOMATE AMATEUR.

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voudraient aller dans les départements briguer lessuffrages des électeurs. Exception était faite toutefoispour l’Alsace et pour la Lorraine, où les électionsn’auraient pas lieu. Les élections terminées, électionsque ne gêneraient en rien les opérations militairessous Paris, on désignerait une ville de France où seréunirait l’Assemblée qui aurait à se prononcer sur laquestion de paix ou de guerre.

Cette conférence eut lieu dans un salon attenant aucabinet du ministre, dans le palais des affaires étran-gères. Etaient présents : le général Burnside, lecolonel Forbes, le colonel Hoffmann ; M. Washburne,ministre des États-Unis ; Jules Favre, le général Trochuet moi.

Je servais d’interprète, et, quoique M. Washburneet le colonel Forbes comprissent et parlassent for!bien le français, je n’en étais pas moins obligé de tra-duire phrase par phrase les conversations échangées.Lorsque j’avais traduit une phrase importante, quiavait exigé un effort de mémoire et de précision,M. Washburne approuvait d’un léger signe de tête,afin de témoigner de l’exactitude de la traduction.

Dans cette circonstance, qu’on peut bien appelersolennelle, je remarquai une fois de plus combiennous sommes les esclaves de nos petits travers.Quand le général Trochu avait à formuler son opi-nion, il entamait un discours. Il allait, il allait, sanss’inquiéter de savoir si je le suivais. Je l’écoutaisd’abord avec la plus profonde attention, et puis unmoment arrivait où je sentais que, s’il continuait

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