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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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LE TRENTE ET UN OCTOBRE.

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tration, l’immortelle administration, a trouvé là sondernier refuge.

Ils apportent les lampes et les posent sur la tableenvahie, d’où quelques-uns des chefs dégringolentpour n’être point chauffés d’en bas par les carcclsdu gouvernement.

Cette lumière subito fait scintiller tout à coup l'ordes épaulettes de Trochu et sa plaque d’argent.Instinctivement il se sent trop brillant, trop voyant,au milieu do toutes ces hôtes brutes, détache douce-ment ses épaulettes et les passe à Bibesco, dégrafelentement sa plaque et la glisse dans la poche de. satunique. Sans son képi, on pourrait le prendre pourun garde national.

L’arrivée des lampes a ramené un peu d’ordre, etFlourens parvient à se faire entendre. Il proposed’acclamer un gouvernement en tête duquel il pro-clame modestement son nom. On rit, on proteste, onpasse outre. Une demi-douzaine de gredins, déléguéspar eux-mêmes, vont tenir conseil dans la salle àcôté, et .commencent à se chamailler comme ilconvient.

Pendant ce temps Flourens descend un instantsur la place, monte à cheval, et passe au milieu desbataillons qui arrivent et semassent, la crosse en l’air,ne sachant au juste ni ce qu’ils veulent ni ce qui sepasse. On l’acclame de confiance.

A côté du gouvernement nouveau, on procède à lanomination d’un comité chargé de présider auxélections. On acclame Dorian comme président de ce