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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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234 JOURNAL DUN OFFICIER D ORDONNANCE.

profité de je ne sais combien démeutes, se redresser,superbes et indignés, dès quon leur appliquait leurspropres procédés.

Cest toujours la même chose. 11 nest pire gendarmequun émeutier converti, chambellan plus souplequun jacobin doré, patron plus dur quun ancienouvrier.

Ils voulaient poursuivre, arrêter, déférer aux con-seils de guerre, tous les gens quils avaient reconnusdans cette échauffourée, qui navait en somme surcelle du & septembre quune infériorité : linsuccès. Etavant de saller coucher, ils dressèrent des listes fortlongues de personnes à arrêter le lendemain,

Mais voilà que le lendemain matin, au ministèredes affairés étrangères se réunissait le gouver-nement, le préfet de police arrive, et déclare quil serefuse absolument à inquiéter qui que ce soit pour lajournée de la veille; que sa parole a été donnée à Dorianet à Delescluze, stipulant, au nom des insurgés, quelémeute ne donnerait lieu à aucune poursuite. Iloffre sa démission. On la refuse, et on se donne ren-dez-vous pour un nouveau conseil, le soir, chez legouverneur.

A ce conseil, Picard revient sur la nécessité darrê-ter les fauteurs du 31 octobre, et Adam sur la nécessitéde respecter la parole donnée.

Qui a promis tout cela? crie M. Ferry.

Mais, vous-même, riposte Adam.

Ce nest pas vrai.

Démenti, provocation. Ses collègues donnent tort à