Buch 
Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
Entstehung
Seite
235
JPEG-Download
 

LE TRENTE ET UN OCTOBRE.

235

M. Ferry, qui sexcuse et tend la main au préfet depolice.

Le gouvernement persistant à ordonner des arres-tations, Adam persista à donner sa démission etquitta la préfecture de police. Quant à Dorian, dontla popularité offusquait et avait cependant sauvé legouvernement, on le supplia tellement de rester mi-nistre, quil resta.

M. Cresson fut nommé préfet de police.

On fit un procès aux auteurs du 31 octobre. On nemit la main que sur des comparses. Le procès ne si-gnifia rien. Il concorda avec larmistice. Paris, qui nese souvenait déjà plus du 31 octobre, ne comprit rienà ces débats èt sen désintéressa. Ceux que lon con-damna à mort ne moururent pas, du moins de cechef. Quant à ceux quon mit en prison, ils ny restèrentpas. La Commune arriva à temps pour faire des unset des autres des magistrats ou des généraux.

Voilà lbistoire du 31 octobre.

Adam fit-il bien de quitter la Préfecture plutôt quede manquer à sa parole? Incontestablement. On nestjamais forcé de donner sa parole dhonneur, vu quona toujours la ressource de se faire tuer; mais quandon la donne, fût-ce à un condamné à mort, à un ban-dit, ou à un Apache, il faut la tenir, non pas pour lui,mais pour soi.

Turenne un jour fut dévalisé sur le Pont-Neuf. Iltenait à sa montre que lui avait donnée le roi. Il offritaux voleurs de la racheter au moyen dune sommequilleur compterait le lendemain chez lui. Il donna sa