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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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PARIS.

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des tics, des manies. Paris, quand on le connaît, nestpas une ville, cest un être animé, une personne na-turelle, qui a ses moments de fureur, de folie, debêtise, denthousiasme, dhonnêteté et de lucidité;comme un homme qui est parfois charmant et parfoisinsupportable, mais jamais indifférent.

On l'aime ou on lexècre; il attache ou il repousse,mais il ne laisse personne froid.

Rien ne serait donc plus curieux, plus instructif,que de dépeindre, dans leur ensemble et dans leursdétails, les modifications profondes apportées par lesiège dans cette vie du colosse, dans sa physionomie.

Malheureusement, il me faudrait pour cela la plumedun grand littérateur doublé du crayon dun grandartiste, et je confesse ma parfaite insuffisance person-nelle,aussi bien que celle ducadre dans lequel jévolue.

Je veux cependant consigner ici quelques-uns destableaux qui ont frappé ma rétine et éveillé monattention, par ce seul fait quils ne ressemblaient pasà ce que javais lhabitude de voir jusque-.

Au premier coup dœil, ce qui saisissait dans Parisassiégé, cétait le nombre des uniformes. Tout V.monde.était soldat, et il ny avait guère que lesmembres du gouvernement qui narborassent pointau moins un képi, comme symbole du costume mili-taire. Alors même quaucune action nétait annoncéeni préparée, les rues, les boulevards et les placesnétaient guère sillonnés que par des gens affublésde vêtements dont les boutons, sinon la coupe, rappe-laient luniforme.