Buch 
Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
Entstehung
Seite
264
JPEG-Download
 

264 JOURNAL üUN OFFICIER DORDONNANCE.

Louis-Armand Le Sergeant dHendecourt, capitaine détat-major, le f or septembre. Bataille de Sedan.

André Picot, comte de Dampierre, commandant le I er ba-taillon des mobiles de lAube, le 13 octobre. Combat deBagneux.

Vicomte de Grancey, colonel du régiment des mobiles de laCôte-dOr, le 2 décembre. Bataille de Champigny.

Charles dAlbert, duc de Luynes et de Chevreuse, capitaineadjudant-major au 1 er bataillon des mobiles de la Sarthe,le 2 décembre. Combat de Loigny.

Je devrais peut-être, pour obéir à la loi des con-trastes, après avoir parlé de la vie encore confortable,après tout, des citoyens riches, dépeindre avec cou-leurs noires, avec force bitume, lexistence du pauvre,de louvrier sans travail, du mendiant. Cela me seraitdifficile, pour une excellente raison. Cest que le siègede Paris fut certainement la période de notre histoire lon compta le moins dindigents. En effet, lÉtatpayait et nourrissait tout homme valide, sa femme etses enfants, et lAssistance publique, cest-à-dire en-core lÉtat, se chargeait des autres.

Par la force des choses, Paris, à cette époque,devint une sorte de grand atelier national, et on neme sortira pas de lidée que si les ateliers nationauxde 1848 amenèrent les journées de Juin, loisivetéforcée et rémunérée du siège a été pour beaucoupdans la genèse de la Commune.

Dautant plus que le vin et leau-de-vie furent lesseules denrées dont on avait assez pour ne pas lesrationner. Aussi les gardes nationaux en profitèrent-ils,et tout le monde sait que la consommation de lalcool