Buch 
Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
Entstehung
Seite
267
JPEG-Download
 

PARIS.

267

que la terreur paralyse et quon sent sur sa tête sescheveux qui se hérissent et se décolorent.

La Compagnie du Gaz, à mesure quelle restreignaitson allumage, versait son personnel inoccupé dans lescadres dun bataillon, puis de deux bataillons organiséspar elle, et merveilleusement organisés.

Et elle ménageait ses ressources de combustiblepour faire face au gonflement des ballons, et pour lacompensation des fuites dans le système des con-duites.

Tout le monde connaît lhistoire des ballons pen-dant le siège. Ce fut sur la place Saint-Pierre, à Mont-martre, que fut établie leur gare, et le premier quiséleva, le 12 septembre, fut un ballon captif de 1,200mètres cubes, qui devait servir dobservatoire mili-taire, et quon lança avec le premier paquet de lettresle 24 septembre.

Quant à la compensation des fuites dans les con-duites, elle était de la première nécessité, voici pour-quoi. Tout le monde sait que le gaz déclairage estcombustible, mais non détonant; il ne forme de mé-lange détonant que lorsquil est mélangé avec lairdans une certaine proportion.

Pour éviter ce mélange, il faut que les conduitessoient toujours remplies. Moyennant quoi, on na pasà redouter de voir, comme on le craignait pendant lesiège, un quartier sauter parce quun gazomètre feraitexplosion.

Dabord un gazomètre ne fait pas explosion. Le gazquil contient se brûle en une gerbe immense, si on