PARIS.
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La majeure partie des pigeons voyageurs fut fournieau gouvernement par M. Cassier, qui, lui-même, le27 octobre, avait emporté en ballon un grand nombrede ces petits messagers qu’il avait de ses propresmains remis en liberté.
Au mois de juillet 1871,c’est-à-dire six moisaprès lesiège, j’eus la curiosité de lui demander ce qu’étaientdevenus ces pigeons. Il me répondit qu’il lui en res-tait quatre en tout. Les autres, au nombre de plus dedeux cents, avaient succombé à leurs fatigues.
J’extrais ceci de la lettre qu’il m’adressa.
Voici la liste des pigeons qui ont survécu aux fatigues descourses, et qui ont fait le service pour le gouvernementdepuis le mois de septembre dernier, époque à laquelle jeles ai offerts au général Trocbu pour la défense nationale.
1° Un mâle rouge ayant été emporté de Paris par M. de Ké-ratry, revenu au milieu du mois d’octobre (celui-là sanssérie officielle).
2° Une femelle rouge partie de Tours le 19 décembre 1870et porteur de la dépêche officielle série n° 36 ; arrivée àParis, le 20 décembre.
3° Une femelle bleue, partie de Saint-Pierre-des-Cors, le12 ou le 13 janvier, avec dépêche série 45.
4° Une femelle écaillée, partie de Saint-Maur, le 18 jan-vier, par un temps épouvantable, et arrivée le 20 janvier.C’est ce pigeon n° 4 qui clôt la série des dépêches offi-cielles; c’est lui qui est arrivé le dernier à Paris pendant lesiège.
Donc Paris, sans gaz, se couchait tôt en cet hiverinoubliable, et cependant, de temps en temps, iltrouvait encore le moyen d’aller au théâtre, et la