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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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V1LLIERS- CÏIAMPIGNY.

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neur, et cétait la première affaire un peu importantequi allait se passer sous Paris, sans que jy prisse mamodeste petite part. Cela me contrariait.

Le Louvre était à peu près vide. Le général Trochuet tout son état-major étaient sur le champ de ba-taille, et, en dehors des officiers dadministration etdu personnel des bureaux, il ne restait dans ce grandbâtiment désert, dans ces grandes salles toujours sianimées, et ce jour- si froides et si vides, que legénéral Schmitz et moi.

Le général me fit appeler par un planton, me fitsigne de masseoir, vint lui-même prendre un fauteuilauprès de la cheminée et me dit :

Je ne voulais pas vous envoyer au feu aujour-dhui. Cétait de toute justice, car vous avez marchéplus souvent quà votre tour. Jaurais désiré vouséviter cette affaire afin de vous permettre de soignervotre frère. Berthaut men a parlé, et je suis allé levoir. Son état moral est au moins aussi grave queson état physique, et je comprends que vous soyezinquiet des suites de la blessure quil a reçue avant-hier.

Entre militaires, on nest guère habitué à des atten-tions semblables, à une pareille bonté, à une pré-voyance si paternelle,etpourquoi ne pas lavouer?je fus attendri jusquaux larmes. Le général con-tinua :

Je suis néanmoins obligé de vous prier dallerrejoindre immédiatement le général Trochu. Écoutez-moi bien. Cest très important. Il vient darriver un