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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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284 JOURNAL düN OFFICIER DORDONNANCE.

Et je rejoignis le gouverneur à Vincennes.

Je ne sais comment, le général remarqua ma figurebouleversée :

Eh ! mon pauvre dHérisson, me dit-il, vousavez une mine denterrement. Rassurez-vous, nousne sommes pas battus. Je suis très content de cettepremière journée. Malheureusement nous ne pour-rons pas recommencer la partie dès demain. Cesjeunes troupes se désorganisent avec une rapidité,quand elles ont vu lennemi! Une ou deux heuresde contact à bonne portée, et malgré leur courage etleur bonne volonté, elles se transforment en trou-peaux. Nous arrangerons tout cela demain. Vousverrez.

Je lui racontai ma triste aventure.

Il menvoya sur-le-champ porter des dépêches augénéral Schmitz, et me dit de rester à la dispositiondu chef détat-major.

La journée du lendemain se passa sans combats etfut employée à la réorganisation des troupes, quiavaient souffert non seulement de la bataille, maisencore du froid enduré pendant la nuit qui la suivit.On enterra les morts. On creusa des fossés. On sefortifia dans Champigny. On fit la soupe, et on se ré-chauffa du mieux quon put. Les couvertures man-quaient.

Ce furent les Allemands qui attaquèrent le lende-main matin, et ce jour-, 2 décembre, fut livrée laterrible bataille de Champigny.

Je navais pas été désigné pour suivre le gouver-