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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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a:o journal dun officier dordonnance.

tic lœil et de la lorgnette tous les mouvements deson armée ; piédestal superbe, que neut probablementjamais aucun commandant en chef, aucun conqué-rant.

Entouré de tout son état-major, il navait quàdonner un ordre, lofficier désigné sinclinait, des-cendait, trouvait son cheval à la poterne, lenfourchait,et, suivi parle regard du gouverneur jusquà lendroitindiqué, faisait mouvoir les troupes sous les yeux decelui qui venait dordonner le mouvement. Cétaitun spectacle admirable et grandiose.

Nous marchions à tour de rôle. Chacun recevaitune mission au petit bonheur, importante ou insigni-fiante, selon son numéro de roulement. Vers onzeheures, mon tour arriva. Il fallait aller à Montretout,à gauche, au plus fort de laction, et faire avancer lestroupes dans la direction de la maison Zimmerman, devaient se retrancher le soir même, et se com-porter héroïquement, les mobiles de la Loire-Infé-rieure sous les ordres de leur brave commandant lebaron de Lareinty.

Auprès de la poterne attendaient nos chevaux,se tenait un escadron descorte qui fournissait auxofficiers des cavaliers dordonnance, par un roulementanalogue à celui qui fonctionnait sur les toits duMont-Valérien. Le premier sentiment de tout hommequi va risquer sa vie, est de bien dévisager avant toutle compagnon que le hasard lui donne, et qui peut lesauver ou le laisser mourir. Le cavalier qui me suivaitavait une bonne figure de soldat blond, honnête et