a:o journal d’un officier d’ordonnance.
tic l’œil et de la lorgnette tous les mouvements deson armée ; piédestal superbe, que n’eut probablementjamais aucun commandant en chef, aucun conqué-rant.
Entouré de tout son état-major, il n’avait qu’àdonner un ordre, l’officier désigné s’inclinait, des-cendait, trouvait son cheval à la poterne, l’enfourchait,et, suivi parle regard du gouverneur jusqu’à l’endroitindiqué, faisait mouvoir les troupes sous les yeux decelui qui venait d’ordonner le mouvement. C’étaitun spectacle admirable et grandiose.
Nous marchions à tour de rôle. Chacun recevaitune mission au petit bonheur, importante ou insigni-fiante, selon son numéro de roulement. Vers onzeheures, mon tour arriva. Il fallait aller à Montretout,à gauche, au plus fort de l’action, et faire avancer lestroupes dans la direction de la maison Zimmerman,où devaient se retrancher le soir même, et se com-porter héroïquement, les mobiles de la Loire-Infé-rieure sous les ordres de leur brave commandant lebaron de Lareinty.
Auprès de la poterne où attendaient nos chevaux,se tenait un escadron d’escorte qui fournissait auxofficiers des cavaliers d’ordonnance, par un roulementanalogue à celui qui fonctionnait sur les toits duMont-Valérien. Le premier sentiment de tout hommequi va risquer sa vie, est de bien dévisager avant toutle compagnon que le hasard lui donne, et qui peut lesauver ou le laisser mourir. Le cavalier qui me suivaitavait une bonne figure de soldat blond, honnête et