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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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BUZENVAL.

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. Les militaires, dans ces cas-, ont un moyen pra-tique et simple : « Vous voulez vous battre? allons-y. »

Et lon partit pourBuzenval.

Cette fois, il ne faisait plus froid, mais il avait plu ;la terre était détrempée, et les routes sur lesquellesnos pauvres canons ne cessaient de rouler, complète-ment défoncées.

Le 18 janvier, Paris semplit du bruit des armes.Dans la nuit du 18 au 19, les troupes se massèrentsous le Mont-Valérien.

Lobjectif était Versailles, le commandant en chefétait Trochu en personne, et larmée était divisée en trois colonnes: laile gauche,sous Vinoy,attaquait Mon-tretout; le centre, Buzenval, sous le général de Belle-mare ; et laile droite, sous Ducrot, débordant le parcde Buzenval, sétendait jusquà la Celle Saint-Cloud.

Cette armée, par conséquent, faisait à gauche con-version, la droite marchant, et se dépliait comme unéventail immense, qui aurait eu le Mont-Valérien etla Seine pour pivot.

Laile droite avait le plus despace à parcourir pourentrer en ligne. Elle fut en retard, gênée dans sonévolution par des convois dartillerie et lentassementdes autres colonnes sur les routes.

La gauche et le centre commencèrent laction, et àdix heures, la redoute de Montretout ainsi que le murde Buzenval étaient emportés. Gela marchait bien.

Sur les toits en forme de terrasse du plus hautbâtiment du Mont-Valérien, le gouverneur sétaitplacé. Position unique, qui lui permettait de suivre