BUZENVAL.
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. Les militaires, dans ces cas-là, ont un moyen pra-tique et simple : « Vous voulez vous battre? allons-y. »
Et l’on partit pourBuzenval.
Cette fois, il ne faisait plus froid, mais il avait plu ;la terre était détrempée, et les routes sur lesquellesnos pauvres canons ne cessaient de rouler, complète-ment défoncées.
Le 18 janvier, Paris s’emplit du bruit des armes.Dans la nuit du 18 au 19, les troupes se massèrentsous le Mont-Valérien.
L’objectif était Versailles, le commandant en chefétait Trochu en personne, et l’armée était divisée en• trois colonnes: l’aile gauche,sous Vinoy,attaquait Mon-tretout; le centre, Buzenval, sous le général de Belle-mare ; et l’aile droite, sous Ducrot, débordant le parcde Buzenval, s’étendait jusqu’à la Celle Saint-Cloud.
Cette armée, par conséquent, faisait à gauche con-version, la droite marchant, et se dépliait comme unéventail immense, qui aurait eu le Mont-Valérien etla Seine pour pivot.
L’aile droite avait le plus d’espace à parcourir pourentrer en ligne. Elle fut en retard, gênée dans sonévolution par des convois d’artillerie et l’entassementdes autres colonnes sur les routes.
La gauche et le centre commencèrent l’action, et àdix heures, la redoute de Montretout ainsi que le murde Buzenval étaient emportés. Gela marchait bien.
Sur les toits en forme de terrasse du plus hautbâtiment du Mont-Valérien, le gouverneur s’étaitplacé. Position unique, qui lui permettait de suivre