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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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BUZENVAL.

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sélançait à travers lespace avec un bruyant cliquetisdétriers vides. Un grand frisson me secoua.

Trois kilomètres plus loin, jallais sortir de la zonedangereuse, lorsque je me trouvai tout à coup aumilieu dun bataillon de mobiles, dont les hommes,vautrés dans la boue, étaient cachés à lennemi parun pli de terrain.

Que faites-vous, mon commandant? dis-je auchef de bataillon.

Nous attendons des ordres.

Mais toute larmée est en avant. Vous êtes troppeu nombreux pour constituer une réserve.

Je crois en effet que nous avons été oubliés,car il y a sept heures que nous sommes ici.

Portez-vous en avant. Vinoy vient justement dedemander du monde.

Cest possible, mais nous attendons des ordres.

Eh bien, je vous denne lordre de vous porteren avant.

Je nai pas d'ordre à recevoir de vous, capitaine.

Vous avez raison, car vous auriez marcherde vous-mêmes et vous rapprocher dès que vous vousêtes vus oubliés. Je suis oflicier dordonnance dugénéral en chef, et si vous ne ralliez pas immédiate-ment vos hommes, si vous nexécutez pas le mouve-ment que je vous indique, cest un autre que moi quiviendra vous transmettre les volontés du gouverneur,et, très probablement, dans dautres termes que ceuxque jai lhonneur demployer.

11 ne répondit rien, rallia ses hommes et se mit en

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