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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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BUZENVAL.

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tobre, mais, cette fois, lHôtel de Ville ne fut pasenvahi. Les mobiles bretons garnissaient le palaismunicipal. Les gardes nationaux massés sur la placetirèrent sur eux : ils ripostèrent. Il y eut des morts etdes blessés, et les ambulances à drapeaux blancs bar-rés de croix rouges, après avoir recueilli les victimesdu devoir tombées sur le champ de bataille, recueil-lirent les victimes de lémeute tombées dans les rues.Chaudey, ladjoint du maire de Paris, était ce jour-à lHôtel de Ville. Il fut accusé davoir commandé lefeu. Il devait partager plus tard le sort de ClémentThomas.

Avec le commandement du général Trochu pre-naient fin les fonctions du général Schmitz. Le chefdétat-major général suivait son chef dans sa retraite,et le général Vinoy, qui remplaçait le général Trochu,avait choisi comme collaborateur le général de Val-dan. Notre mission était terminée.

Le général Trochu, au lendemain de sa chute, nousdit un mot qui mest resté dans la mémoire, parce quilétait à la fois empreint de mysticisme et dun orgueilnaïf, colossal, presque blasphématoire.

Je suis,nous dit-il, le Jésus-Christ de la situation!

La comparaison était-elle empreinte dun goûtexquis? Je lignore. En tout cas, elle péchait un peupar la base, car Jésus-Christ mourut, et Trochu vitencore; Jésus-Christ sauva lhumanité, et Trochu nosauva rien du tout.

Lavouerai-je? Je quittai sans regret le Louvre. Cemétier décureuil qui court tout le temps dans un