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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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358 JOURNAL D’UN OFFICIER b’ORDONNANCE.

humbles plénipotentiaires de la France humiliée, deParis vaincu.

Revêtu d’un uniforme des plus simples, il portaitnoué à la boutonnière, et non cousu à la poitrine, leruban de la Croix de Fer. La plupart des officiers alle-mands portent de même cette décoration, et les offi-ciers russes en font autant pour leur principal ordremilitaire, la croix de Saint-Georges. Il avait au couune croix d’émail bleu qui ressemblait à une croixde Malte.

Dans sa blanche tunique, simple et imposante à lafois, et en dépit du voisinage du vainqueur de toutesnos armées, le comte de Bismarck, au milieu de ce pe-tit état-major, ressemblait encore à un monarque en-touré de sa cour.

Le général de Yaldan était en petite tenue avecépaulettes, et Jules Favre avait naturellement pouruniforme son éternelle redingote, qui, lorsqu’il étaitassis, prenait sur sa poitrine l’apparence d’un souffletd’accordéon. Le général et le ministre avaient un airtriste et morne, bien compréhensible d’ailleurs.

Lorsqu’on eut à déterminer les différents points quedevait occuper autour de Paris l’armée prussienne, età énumérer les forts qui lui seraient livrés, le généralde Yaldan dit qu’il était désireux d’épargner aux Pa-risiens l’humiliation de livrer le fort de Yincennes.

— Il y a là pour nous, ajouta-t-il, un souvenir his-torique respectable. Yincennes, lors de l’invasion, aété glorieusement sauvé par le général Daumesnil.

Le maréchal de Moltke répondit très vivement et