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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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A VERSAILLES.

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très sèchement quil regrettait beaucoup, mais quonnétait point réuni pour discuter sur des questions desentiment ou dhistoire, et que, vu la situation du fortcomplètement entouré de bois, il était de la plus hauteimportance stratégique quil fût occupé par les arméesallemandes.

Le général de Valdan expliqua quil ne croyait pointque la position fûtsi importante, et que, sil tenait à lasoustraire à loccupation prussienne, cétait unique-ment, il en demandait pardon au maréchal, afinde donner un semblant de satisfaction patriotique etmorale aux Parisiens, satisfaction qui, dans lespèce,était une question politique intéressant les deux na-tions, pouvant faciliter leurs rapports.

Le maréchal insista, et lon allait passer outre, lors-que je crus pouvoir me permettre dintervenir timi-dement.

Monsieur le maréchal, dis-je, je demande millefois pardon à Votre Excellence, mais je crois quellese trompe.

En quoi, monsieur le capitaine? me réponditM. de Moltke, qui me regarda en clignant des yeuxcomme lorsquon veut apercevoir un objet dans lelointain.

Mais... parce que le fort de Vincennes nestnullement entouré de bois. Il y a bien à côté la forêtde Vincennes, mais on ne peut pas dire quun fortà proximité dune forêt soit entouré de bois.

- Je vous demande pardon à mon tour, monsieurle capitaine, répliqua le maréchal; le fort est complè-