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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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A VERSAILLES.

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avec les épées de ladversaire, de sorte que, arrivéssur le terrain, loin de Paris, les landaus traditionnels (attendant sous bois, il ne manqua plus quune chosepour se battre : les épées de combat.

Jules Favre avait compté sur le général, et proba-blement le général avait compté sur Jules Favre.

Heureusement,jétais muni delà carte que le géné-ral Schmitz avait fait distribuer à tous les officiers delétat-major : elle ne me quittait pas. Je prouvai pé-remptoirement que le camp de Saint-Maur nétait niun mythe ni un rêve, à la pénible surprise du maré-chal de Moltke.

Le maréchal ne parut pas étonné que je connusselendroit mieux que lui, mais il sembla vexé quoneût constaté, devant de nombreux témoins, quil avaitune carte inexacte. Il en éprouva lombre dun senti-ment de confusion. On rectifia la ligne tracée aucrayon rouge qui marquait la limite de loccupationallemande.

Et le fort de Vincennes fut ainsi préservé par... « legénéral de Valdan », écrivit Jules Favre.

On était au 26 janvier. Rien nétait encore officiel-lement terminé, mais les choses étaient assez avan-cées pour quon pût affirmer davance que la négo-ciation aboutirait, et qu'une rupture était impos-sible.

Nous écrivions, Jules Favre et moi, au premierétage de la maison Jessé, depuis près de deux heures.Mon travail étant fini, je descendis pour prendre unpeu dair dans le jardin du chancelier, et dégourdir

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