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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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A VERSAILLES.

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Il était aussi naturel quen sa qualité de maire deParis, M. Jules Ferry vînt à Versailles pour le ravi-taillement. Il y vint plusieurs fois, et je fis la route entiers avec lui et Jules Favre, dans ce coupé de lEm-pereur qui nous rendit de si grands services.

M. Jules Ferry était bien plus élégant que M. JulesFavre. Deux Jules. Dailleurs, les Jules ne manquaientpas dans le gouvernement : Simon sappelait Jules,Trochu lui-même était affligé de ce prénom un peutrop banal parmi nos gouvernants, qui nont guèreque cela de commun avec César. M. Jules Ferry por-tait une redingote courte et pincée, un pantalongris clair malgré la saison, des gants gris perle. Ilplastronnait.

Quoique à diverses reprises M. Jules Ferry, dans lavoiture étroite, crût devoir parler bas, à loreille deJules Favre, ce qui était dune politesse douteuse àlégard du troisième voyageur, je compris parfai-tement que les principales préoccupations de cesdeux honorables étaienx les élections de province,quil fallait absolument faire aboutir dans un sensrépublicain; lattitude de Gambetta, qui ne paraissaitpas enthousiasmé le moins du monde de larmistice;la nécessité absolue de conserver les armes à la gardenationale, sur ce point, M. Ferry était aussi catégo-rique que Jules Favre; et enfin, et surtout, le main-tien de la République.

Javoue que jaurais préféré les entendre un peumoins causer de leurs petites combinaisons poli-tiques, et un peu plus du grand dilemme quils sem-