a Versailles.
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ment être allé trop loin, et que, sans mon ardent désirde réussir, je me serais décidé à faire amende hono-rable.
— Attendez, me dit-il enfin, je vais parler à l’Em-pereur.
Il se coiffa de sa casquette blanche à turban jauneet, d’un pas déterminé, il sortit de la maison.
J’attendis deux heures, en proie aux plus vives in-quiétudes sur les résultats de ma démarche. Le mo-ment du déjeuner était passé depuis longtemps lors-que le chancelier, que je n’avais cessé de guetter, ren-tra, aussi calme cette fois qu’il était agité en s’en allant.
— Je suis bien en retard, me dit-il, mais c’est lafaute de M. de Moltke. J’avais décidé l’Empereur àaccepter. Le maréchal est intervenu et a supplié SaMajesté de résister. Il a fallu que l’Empereur expri-mât formellement sa volonté. C’est donc convenu. Lescanons ne seront pas jetés dans les fossés. Nous arrê-terons l’investissement au tracé n“ 1, au tracé fran-çais, et quant aux drapeaux, l’Empereur a dit enpropres termes : « Vous ferez savoir à l’envoyé dugouvernement français que nous avons assez de tro-phées de nos victoires et de drapeaux pris aux arméesfrançaises, pour n’avoir pas besoin d’y ajouter ceuxde l’armée de Paris. »
Je pris aussitôt congé du chancelier. Je me sentaisléger comme un oiseau, et je ne fis pas même attentionà la parfaite impolitesse de ses employés groupés dansle vestibule, dont aucun ne se dérangeait pour melaisser passer. On me faisait expier les politesses for-