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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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4 VERSAILLES.

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avocat n’avait su que répondre, et, comme il le faisaitassez souvent, il m’avait invité à prendre la parole enme donnant un coup de genou sous la table.

— Voyons, me dit-il, où voulez-vous que je vousenvoie?

— Mais il me semble, répliquai-je, que la Chineserait un poste de combat, et que je pourrais y rendrequelques services, puisque je parle la langue du pays.

— C’est vrai, c’est vrai, dit Jules Favre, en se frap-pant la cuisse de la main droite. Comment n’ai-je pasencore pensé à cela?

Plus tard, quand il eût été temps de tenir les pro-messes offertes et données sans que je les sollicitasse,lorsqu’on n’eut plus besoin de mon humble concours,l’attitude du ministre changea.

A vrai dire, dans son livre, Jules Favre a cru devoirme remercier et mettre en lumière ma discrétion. Ila eu raison, car, malgré tout ce que j’ai raconté, j’aiconscience de donner encore aujourd’hui des preuvesde cette discrétion.

J’ajouterai encore que j’ai compris qu’on préférâttenir à l’écart le témoin unique d’événements aussigraves, de conversations aussi gênantes, et que, pourune fois que le paon s’est paré des plumes du geai,alors que généralement c’est le contraire qui arrive,le roi de la basse-cour avait tout intérêt à ce que levolatile dépouillé s’allât cacher dans la forêt.

Voici la première de ces trois lettres.