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Tome premier.
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LE RHONE PRIMITIF.

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plusieurs milliers d'années, des angles aussi aigus, des arêtes aussivives que si on les avait détachés la veille d’une carrière en cours

^exploitation (1).

Plus loin se développe une longue écharpe de trois kilomètres delongueur formée de blocs de granit à grains de feldspath, réguliè-rement alignés à cent trente mètres au-dessus du fleuve actuel etreposant sur les croupes calcaires de la montagne. Ces granitsviennent aussi du Mont-Blanc. On les retrouve, mêlés à des cail-loux calcaires frottés et rayés et à un nombre considérable deroches cristallines de la Savoie, du Valais et du Dauphiné origi-na ires des Alpes, disséminés sur un espace immense : — à Neuf-châtel, à 270 mètres au-dessus du lac qui est lui-même à l’altitude435 mètres au-dessus du niveau de la mer ; sur les flancs duMont-Colombier, près de Bellegarde, à près de 1,000 mètres; auxAvirons de Belley, dans l’Ain, à 950 mètres; à Lyon enfin, surles hauteurs de la Croix-Rousse et de la colline Saint-I rénée (2).

H est d’ailleurs aisé de reconnaître à la structure, au polissagee t surtout aux rayures de leurs roches, que la plupart des cols,dégagés aujourd’h ui, souvent recouverts d’une légère couche devégétation et presque toujours praticables, sauf pendant quelquesSe maines de l’hiver, ne sont que les lits d’anciens glaciers qui, aulieu de s’écouler comme maintenant par une seule gorge, sur unSe ul versant, recouvraient autrefois toute la croupe de la montagnese déversaient largement sur les deux pentes opposées. Lesc °ls de la Seigne, de Balme, de Ferret autour du Mont-Blanc,c eux de Splugen, de Saint-Théodule, du Saint-Gothard, de laPurka, de l’Ober-Alp, etc., étaient, à l’époque glaciaire, recou-verts d’un épais manteau de glace qui s’épanchait en deux coulées

(’) Ch. Martins, op. cit.

( 2 ) Le lecteur qui désirera se rendre compte d'une manière complète de l'an-e *tension du glacier du Rhône, devra consulter l’étude remarquable de■ A. Faisan et E. Chantre, à laquelle nous avons fait de nombreux emprunts.

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0lr notamment l’Atlas publié par les savants géologues, leur carte d’assem-en*f e ^ 6S anc ‘ ens îd ac ' ers alimentaires du Rhône et de ses affluents, et le profilon £ de la vallée du Rhône depuis le Haut-Valais jusqu’à Lyon, indiquant lesd o ^ ens ' ons comparatives de l’ancien glacier du Rhône et du glacier actuel, et

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