LE RHONE PRIMITIF.
Si
mammouth, le rhinocéros à narines cloisonnées, le bœuf musqué,
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e renne et le grand cerf, l’homme avait fait déjà depuis longtempsson apparition (i). Ne vivant que de chasse et de pêche, nesachant ni cultiver le sol, ni élever des bestiaux, ignorant le tra-v ail et l’usage des métaux, il habitait des cavernes dont il dispu-tait la possession aux bêtes fauves (2). Ce n’est que plus tardil construisit des huttes au milieu des lacs provenant de latonte des glaciers; et tous les bassins lacustres de la Suisse et de
1 œuvre des six jours, et il procéda à la création d’une nouvelle race d’adora-teurs (*).
Pour les disciples de Darwin, au contraire, les créations successives s’engen-n et se continuent. L’homme actuel se rattache au plus ancien de ses devan-O'ers par une filiation ininterrompue. Les formes se sont quelque peu modifiées,intelligence a £ ran di ; mais nous n’en sommes pas moins, dans toute l'acceptionysiologique du mot, ses arrière-petits-fils.
°mme, d’ailleurs, au point de vue du corps, n’est qu’un mammifère. Maïsdon^ d ° U ^ 8’une faculté d’adaptation aux divers milieux, dont il a donné, dont il^J>ne chaque jour la preuve. Il possède surtout une intelligence incomparable-supérieure à celle des animaux. Grâce â elle, il a traversé à coup sûr toutepoque géologique fort différente de celle où il vit aujourd'hui ; il a puten' U ^ l ' r ^ * erre en tiére, combattant et surmontant toutes les difficultés de l’exis-donc ^ Ue imposaient les climats et les milieux les plus différents. Il n’y auraitlo • ne " ^étrange à ce que, né aux plus anciens temps de la création mammo-g'que, il e ût atteint l’époque actuelle à travers une ou deux révolutions géolo-S’ques de plus. 6
seule '* K>mme P or Ie en lui-même les moyens de lutter contre la nature ; à la^ u Ç condition de trouver le boire et le manger, son organisation lui permetdes* 18 * 61 P ar * ou * °i' un mammifère peut vivre. Il a donc pu être le contemporainsecond 6 ™' 61 ^ an ‘ maux ce type, remonte, comme on sait, jusqu’à l’époqueauj[ j aire ' L'existence de l’homme secondaire n’aurait donc rien de contraire.. 0nn ées de la science. A plus forte raison en est-il de même pour l'hommeœrtiaire (**).
est^w- 168 ** 011 s donc à mesure qu’on 1'étudie de plus en plus; et si l’one nco 1 , ^ avouer , avec M. de Baye, que « la solution de ce grand problème
^; re re ^ ^ étude pourra se faire attendre longtemps » (**#*), on peut sans hérésiev, ’ Svec ^ a ùbé d’Envieu, que « l’idée des précurseurs mystérieux du règne
ri) ai sr’ ariend ’ hétérodox "’’ (ttw) -
London ^ ^ HARLt:s Lyell, The geological évidences of the antiquity of man,
£>ques^ ' ’ L 'homme primitif , Des lumières que les découvertes paléontolo-
recentes ont jetées sur l’histoire, Paris, 1867.
® AYE > L'archéologie préhistorique.
1876.
(**%*■, A E 1 iEnvieu, op. cit.
> A. DE QuatrEFAGES, Op. cit.