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Tome premier.
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LE S VOIES ANTIQUES DE LA RÉGION DU RHONE. 69

Tit

1 e-Live; et l’on est forcé, sur certains points, à prendre partiP° Ur l’un des deux.

^°lybe était né à Mégalopolis, dans le Péloponnèse, l’an 204

j, Van t ^ ère chrétienne, c’est-à-dire quatorze ans seulement après

ex Pédition d’Hannibal. Jeune encore, il vint à Rome, fréquenta

^'dûment les Fabius et les Scipion, qui durent très certaine-ment r . r . . .

r g • ’ comrne tous les vieux généraux, lui faire bien souvent le^ Cl détaillé de leurs campagnes en Espagne, en Gaule, en Italie,aVeC < ^' au * :an * : P' us de complaisance qu’ils le considéraient^ Cornrne l eur historiographe et qu’il était leur hôte et leur ami.ail ^ ne se contenta pas d’écouter tous ces braves. Il

t Vls *ter lui-même le théâtre de la guerre, depuis l’Italie jus-\ aux hords de l’Èbre. Il avait alors près de quarante ans. Lesto eillar d S du pays, âgés de soixante à soixante-dix ans, avaientmê C ° nserv ^ souv c n ir du passage d’Hannibal; quelques-unse i qui n’étaient âgés à cette époque que de quinze à vingt’ avai ent dû très certainement servir comme mercenaires sousordres ou tout au moins être mêlés d’une manière directe aux

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nCments > tous enfin avaient vu se dérouler, depuis les Pyré-

J üs< îu’aux Alpes, le long ruban de l’armée carthaginoise avec

S loupes de couleurs et d’armement si nouveaux pour eux, sacavale • •

crie ^comparable, ses nègres et ses éléphants.n historien consciencieux et observateur était donc là à laarce des meilleurs renseignements.

. al heureusement, Polybe, ordinairement si juste et si exact,Slhi storien

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dans le vrai sens du mot, écrivait trop près des événe-ea * :s i et surtout dans un milieu trop passionné, pour ne pas s'êtreP eu laissé aller, en vue peut-être de plaire à ses illustres amis,déf^ S * r c ^ m * nuer ' e P res tig e qui entourait toujours, malgré saai * e > le jeune chef de l'armée africaine. Il affecte un peu de^sidérer cette grande expédition à travers la Gaule comme une^ple marche militaire ; il parle avec une certaine ironie des dif-ültés du passage des Alpes, qu’il regarde comme assez facile-j Sur montables. Il cherche à réduire, en général, les faits às Proportions très ordinaires : « Les Gaulois des rives du