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VOIES ANTIQUES DE LA RÉGION DU RHONE.
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VI
éprenons la marche d’Hannibal. Du bas Rhône aux Alpes, lar °ute la pl us naturelle est la vallée de la Durance. Mais Hannibalava 't d’excellentes raisons pour ne pas la suivre : la première,^ était le voisinage de Marseille, alliée des Romains, qui pouvaitsusciter des obstacles de toutes sortes, le faire harceler par deP e htes peuplades gauloises avec qui les Grecs Massaliotes entre-raient de bons rapports et auxquelles il était facile de repré-senter l’envahisseur comme un ennemi commun ; la seconde, c’étaite débarquement de Scipion, qui aurait pu tomber à l’improvistej Ur flanc de son armée en marche, peut-être même lui couperPassage en exécutant un mouvement tournant du côté de la
rovence.
Rh* arrn ^ e car ^ a £>' lno ’ se ’ en rernon t an t rapidement la vallée du° ne i fut bientôt à l’abri de ces deux ennemis. Dans cette marcheer s le Nord, elle traversa successivement tous les affluents de lagauche du Rhône, l’Aigues, le Lez, la Berre, le Roubion, lar °nie, et s'arrêta au confluent del’Isère; là, elle tourna brusque-^ etl t 4 angle droit et remonta la vallée de l’Isère dans la directiondes Alpes.
Quel fut le col de la grande chaîne vers lequel Hannibal se diri-& e a et qu’ü choisit pour son passage? La question a été longtempsP° s ée.|Les solutions abondent, et les érudits de tous les temps ontP u donner libre carrière à leur imagination.
^ na proposé tour à tour le grand et le petit Saint-Bernard, le
°ut Viso, le Mont Genèvre,le col de Largentière, le MontCenis;
es t même allé jusqu’à parler du Saint-Gothard (1).
Q a près ce dernier système, Hannibal, une fois engagé dans la
a flée du Rhône, ne l’aurait plus quittée, aurait traversé ou plutôtlOr '
n gd le lac de Genève, suivi la gorge du Valais dans toute sa Ion-
la Pourrait former une véritable bibliothèque des ouvrages publiés sur
es tion du passage des Alpes en Italie par l’armée d’Hannibal. M. le colonel