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PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
gueur et remonté le fleuve jusqu’à sa source. Arrivé au Saint-Gothard, il aurait bien fallu s’arrêter et se décider à escalader lamontagne. C’est, il est à peine besoin de le dire, de la haute fan-taisie.
Quelques auteurs se contentent de faire remonter Hannibal jus-qu’à la hauteur de Martigny, au pied du grand Saint-Bernard;d’autres lui font quitter le Rhône à Seyssel ou à Vienne, dansl’Isère, lui tracent un itinéraire assez tortueux à travers les mon-tagnes du Dauphiné et de la Savoie, et le conduisent finalementau petit Saint-Bernard.
Tous ces systèmes ont eu à leur tour leurs variantes; et l’espritse perd au milieu de toutes les discussions, le plus souvent obs-cures, et de toutes les dissertations hérissées de citations tron-quées dont nous n’avons donné plus haut qu’une nomenclaturebien incomplète.
Mieux vaut avoir recours simplement à Polybe et à Tite-Live-Eux seuls sont clairs, donnent des indications exactes, précises,nettes, et, malgré les erreurs des copistes, permettent de suivrepas à pas l’armée carthaginoise depuis le Rhône jusqu’au Tessin*
« Lorsque les éléphants eurent été transportés de l’autre côtédu Rhône, dit Polybe (i), Hannibal les plaça avec sa cavalerie àl’arrière-garde; il les conduisit le long du fleuve en tournant I edos à la mer et se dirigeant, pour ainsi dire, vers l’intérieur del’Europe. Il arriva, après quatre jours de marche, sur les confins de
Hennebert en donne le catalogue, et, tout en le déclarant peut-être incomp!^’il arrive à près de trois cent trente mémoires déjà publiés. Tous les différentssystèmes peuvent d’ailleurs être classés en cinq catégories principales demanière suivante :
Système du Saint-Gothard.
— Simplon.
— grand Saint-Bernard.
— petit Saint-Bernard.
— Mont Cenis.
— Mont Genèvre.
— Mont Viso.
Voir Hennebert, Histoire d‘Hannibal, t. II, append. A.(j) ïî; eîç (tecoyeiov rij; ’EuptoTnriî...
(Pol., III, XLVII.)