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PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
elle antérieure aux époques historiques nettement déterminées.Les Livres saints mentionnent déjà des routes régulières et sem-blent faire une sorte de classification parmi les chemins les pl uSfréquentés (i).
Mais les routes, dans le vrai sens du mot, n’apparaissent dansl’histoire que chez les peuples conquérants, déjà civilisés, possé-dant un vaste empire, une organisation stable, une administrationordonnée et un grand esprit de centralisation.
La Gaule et la Germanie, qui n’ont été, jusqu’à la conquête, q uedes agglomérations de peuplades très batailleuses, d'origin eSdiverses, presque toujours divisées, unies seulement par un henfédératif temporaire en vue de la défense commune, ne pouvaientavoir de routes régulières.
Tout au contraire, l’Assyrie, qui a été pendant plusieurs sièclesune monarchie riche, paisible et très fortement centralisée, sernbl eavoir possédé, bien des siècles avant tous les peuples de l'Occi-dent, un véritable réseau de routes de terre, reliant la métrop 0 ^aux provinces qu’elle avait soumises à ses armes. Des traditionSiun peu confuses sans doute, en attribuent l’honneur à SémiramiSiet, bien qu’on ne puisse avoir que des notions assez vagues surdes travaux publics qui remontent à près de vingt siècles avantnotre ère, on sait que le vaste empire de Babylone possédait d eScanaux, des digues défensives contre les inondations du Tigre etde l’Euphrate, que la viabilité sur terre y était assurée, et que d eSconvois de toute nature circulaient activement sur une grandepartie de cet immense territoire asiatique aujourd’hui désert etsilencieux.
Noyée dans la lumière éblouissante de l'extrême Orient,
( i ) .... .per iiiam terres .
. per viam deserti .
(Exode, ch. ni, versets 17 et 18.)
. gradiemur via publica .
_ .per tritarn gradiemur viam .
(Nombres, ch. xx, versets 17 et 19.)
. via regia gradiemur .
(Nombres, ch. xxi, verset 22.)