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PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
Le nom des Alpes Cottiennes, Alpes Ctittiæ, est inscrit àcôté de celui du MontGenèvre, sur l’Itinéraire d’Antonin, sUfcelui de Bordeaux à Jérusalem, sur la Table de Peutinger, sUfles Vases Apollinaires ( i ). Les Alpes Cottiennes et leGenèvre étaient donc la route classique de l’Italie en Gaule à tra 'vers les Alpes.
Mais ce n’était pas la seule ; et les deux cols célèbres du g ran ^et du petit Saint-Bernard, qui permettent de contourner le massifdu Mont Blanc au Nord et au Sud-Ouest, étaient aussi très bie°connus des anciens.
Le col du grand Saint-Bernard est la clef du passage à trave^les Alpes Pennines. Le point culminant portait anciennement I enom de Summus Penninus. Au dire de Strabon (2), la route d ugrand Saint-Bernard était de son temps difficilement accessibl eaux bêtes de somme.
Tite-Live (3) cependant n’hésite pas à l’indiquer commechemin suivi par deux des plus anciennes peuplades celtiq ueS)les Boïens et les Lingons, lors de la première irruption des Ga u 'lois en Italie, vers le cinquième siècle avant notre ère (4).
citoyen romain par Auguste. Il est probable que son indépendance fut respe c *l’empereur Claude accrut même son domaine et lui donna de nouveau le tltre or troi, qu’il prit alors, d’après Dion Cassius, pour la première fois (*). A sa i* 1seulement, le petit royaume des Alpes fut réduit en province romaine (ftf’cette région des Alpes prit son nom, Alpes Cottiennes, qu’elle a gardé dep u(Ern. Desjardins, Gaule romaine, t. I, ch. 1, § 1.)
(t) Voir pièces justificatives, IV, VIII, X et XI.
Cf. A. Aurès, Concordance des vases Apollinaires et de VItinéraire de Borde ^à Jérusalem dans toutes les parties qui leur sont communes, et comparaisonces textes avec l’Itinéraire d’Antonin et avec la Table Théodosienne. Nîmes, I"
(2) 'II pèv [ ôSôîJ 8ià toü IIoivîvou Çsùyeoiv où pair). (Strab., Geogn■> '
VI, VII.)
(3) Pœninon... Boii Lingonesque transgressi. (Tite-Live, V, xxxv.)
(4) E. Desjardins, Gaule romaine, t. I, ch. 1, § 1.
(*) Màxp<>> ’IovX.îm Korrîü) lîaTpwav ùp'/rv, ry È~i tüW "AXitstov tûWsîye 7rpo(jenr,ùîri(je [é KXaùSio;] (an de Rome 797, 44 de notre ère), pounXsa aOtovttpwrov ovopâira;, « l’empereur Claude augmenta l’héritage paternel que M. JCottius possédait dans les Alpes qui portent son nom, et lui conféra pour l a Pmière fois le titre de roi. » (Dio Cass., XL, xxiv.) jj,
($£) Regnum Alpium..., defuncto Cottio, in provinciœ formant nea s(Suétone, Nero, 18.)