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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE PREMIER-

dialectesdans

au

qui étudient, avec plus ou moins de succès, les différentsqui ont pu être parlés, plusieurs siècles avant notre èrel’Europe occidentale, s’accordent, en général, pour attribuervieux mot celtique rhedeg la signification de « couler avec irn Ptuosité »; et l'une des étymologies qu’ils ont le plus volonti®^donnée au Rhône est rhed-an ou rhod-an « qui-court-eau, rap 1

L

eau ». D’après Zeuss (1), le radical celtique reth, ramenformes primitives red, ret, aurait donné naissance au cym rl< l^rhedu, « courir », et à l’armoricain ret, « course »; d’où le fi 1, ^ficatif redan, retan, rodan, « rapide », dans lequel on recon n ^toutes les variantes usitées dans les vieux manuscrits pourgner le fleuve, Rodanus, Roze, Rode (2).

C’est la même racine qu’on retrouve dans le nom du char g ^lois par excellence qu’on appelait la rheda ou reda, et q ul smaintenue à travers les âges dans plusieurs idiomes locau*l’Irlande, des Vosges, du Jura (3) [rette, « chariot », P atolS ^Jura). Il n’est pas d’ailleurs sans intérêt de remarquer fl 11 ®Rhône a porté, pendant longtemps, le nom générique d

qui a été appliqué à beaucoup de fleuves de l’Europe, nota 111111 ^

à l’Elbe, au Rhin, au Pô, à la Vistule, et dans lequel il est ^

de retrouver les mêmes radicaux caractéristiques, er ou

a fleu' -es

ou red, qui ont contribué à la formation de tant de noms d e ‘et de rivières : le Rhô ne: le Rhi n; YÈbre: la Saône, « .

l’Isère, « Isar»; l’Hérault, «Hrauris»; l’Orbe, « Orbis» 4 , 1VArre, etc., etc.

En somme, le nom du Rhône, comme celui de ^ eauC ° U j an scours d’eau, est un nom générique et paraît avoir été f° rrn ^’p aI) sle principe, pour rappeler l’allure torrentielle des eaux- ,j gl’état actuel de nos connaissances philologiques, il est ài

d’en dire plus; et le plus sage est de s’en tenir aux

indicé 0

générales et un peu vagues que nous venons de donner,

et

(1) Zeuss, Grammaiica celtica, pass.

(2) Roger de Belloguet, Ethnogênie gauloise, pass.

(3) Gluck, Keltischen Namem, pass.

P. Vial, Chemins, habitations et oppida de la Gaule au temp sop. cit. Besançon, 1862.

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