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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE PREMIER.

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cade en cascade. La route ondule, elle suit à mi-côte la p rairl6tapissée de moraines dont la concavité dessine l’ancien lit du g^cier. Elle traverse le joli village de Lax, bien différent des pauvr eShameaux du haut Valais. La plupart des maisons sont toujoursbois, mais assez élégantes, presque coquettes, avec des fenêtre 5artistiques à petits verres octogonaux et polychromes, qui ° n,;air de vitraux d’église. Tout autour du village, dans la prairie, UI j^multitude de chalets pittoresques sont suspendus aux flancs devallée. On dirait un véritable parc de jardin, animé par les s ° nnailles et le mouvement des troupeaux échelonnés sur les p enteet qui vont se perdre dans les profondeurs des forêts.

Après Lax, la descente s’accentue. La route s’enfonce, p arsérie de lacets dangereux, dans un véritable gouffre; c’est lede Grengiols. Un pont franchit le Rhône, qui gronde dans

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défilé

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à deux cents mètres de profondeur. En certains endroits, l a f> ^est trop étroite pour le fleuve et le chemin ; et celui-ci est susp en ^sur le précipice, supporté artificiellement par des murs de s onement. Au fond, le Rhône roule dans un véritable chaos de oamoncelés qui ont quelquefois vingt mètres de côté, et dontarêtes encore vives, malgré l’usure des eaux, rappellent l’épo^glaciaire. La cluse de Grengiols est le deuxième seuil du Val alSmarque la limite de la vallée supérieure.

V

Depuis le Gothard, dont la longue croupe pelée se dessin e ^arrière, le Rhône a considérablement augmenté. Son débit a Pque décuplé. Tous les glaciers enfermés dans les cirques »rieurs y ont déversé leurs eaux de fusion. Un peu au-desso uSGrengiols, un de ces torrents latéraux a une importance toute S P^ciale. C’est la Massa. A elle seule, la Massa vaut le Rh° ne 'Massa est, en effet, le couloir d’écoulement du glacier d'Al^le plus puissant de tous ces fleuves solidifiés, suspendus d aI,s