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Tome premier.
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SECONDE PARTIE.

CHAPITRE PREMIER.

mer de glace, qui se prolonge en fleuve, entraînant dans son c ° ursix moraines parallèles d’une régularité parfaite (i). »

Un peu plus bas, la Dranse, qui pénètre au cœur des Alp ePennines, dont le Colon, le grand Combin, le grand Saint-nard marquent les plus hauts sommets (2) et que dom inel’Est l'énorme massif du Mont Blanc, écoule vers le Rhône les eaU ^de fusion de tous les glaciers enfermés dans cette région sU Prieure; et, sous l’influence des agents atmosphériques ou à l a sU *^d’éboulements de roches et de glaces que rien ne peut fair e P ,voir, cet écoulement prend quelquefois les proportions d’untable déluge.

La génération actuelle se rappelle encore avec terreur la ter rli

inondation du printemps de 1818. De nombreuses avalant

détachées du glacier de Gétroz, étaient tombées dans la vallé e

Bagnes, l’une des ramifications principales de la Dranse. L eS

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de glace détachés roulèrent au bas de la vallée et formèrenglacier secondaire qui barra le torrent de la Dranse. Les eaux ^cumulèrent en arrière de cette digue improvisée et donnèr 6

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naissance à un véritable lac de près de 3,000 mètres de long u

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sur 2 à 300 mètres de largeur. Trente millions de mètres

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d’eau furent ainsi suspendus au-dessus de la vallée. Une r u P* ;de la digue devait amener les plus grands désastres, et cette ^ture était fatale et à courte échéance. Avec une sagacitécourage dont les habitants du Valais ont conservé le sou ^ ^l’ingénieur Venetz fit creuser dans la digue de glace une °de 250 mètres de profondeur à une assez grande distance aUsous de la retenue des eaux. Le réservoir se vidait ainsi p eU ^ ^par cette bonde de fond ; encore quelques semaines, et toutétait conjuré. Malheureusement, l'été s’avançait, et la dig ueglace commençait à fondre et à fléchir.

Le 16 juin, alors que les deux tiers du bassin étaient déjàlés, elle céda tout à coup. La débâcle fut effrayante. En 111 ^

d’une demi-heure, une énorme vague de quarante mètres d e

(1) E. Reclus, Gêogr. univ., t. III, ch. i.

(2) Voir pour les altitudes de ces montagnes, p. 16, note 2.