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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE PREMIER-
VIII
L’opiniâtre labeur des habitants du Valais a créé deen distance, dans cette gorge étroite et abrupte, de vén ta
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Sur les flancs rugueux qui bordent le Rhône, tout ce q ul ^
pas rocher escarpé et inaccessible a été défriché et couvert
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culture. Dans la partie supérieure, au-dessus de Bneg, ^
lit du glacier du Rhône primitif forme une belle pelouse, s01 ^ j 3
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péré que dans les plaines de Provence; et on peut y cultiv ermécompte la vigne, le figuier et même l’amandier. Des deux
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de l’eau jusqu’au poitrail; et, sans les hautes montag ne ^limitent de tous côtés l’horizon, on se croirait au mih eUsteppe de la Camargue provençale. ^ r j v e
Peu après Sion, la vigne commence à apparaître; et, surdroite, directement opposée au Midi, on la voit s’étagerpentes, alternant avec les champs de blé ou de maïs, etsur plusieurs kilomètres, un long échafaudage de culturesdues presque à pic et soutenues, au prix d’efforts inouïs, P a
de
sement entretenue, qui s’élève assez haut sur les flancsvallée et va se perdre dans les grands bois de mélèzessapins. Au-dessous de Brieg, la pente générale du thalwegs ad °^ oü .L’altitude n’est plus que de 600 mètres environ. Le fleuve,jours torrentiel, coule au niveau des terres riveraines q u *1 aet inonde même sur d’assez vastes étendues. Dans certaines Pties abritées, près de Sion et de Martigny, le climat est aussi ^
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du fleuve s’étendent des bas-fonds marécageux couverts de P^ apalustres. Au milieu de ces cloaques, que l’on colmate d e Pquelques années seulement et qui seront bientôt transforn 1prairies et en terres de première valeur, des chevaux à dem 1vages et des taureaux roux presque noirs paissent en ^tantôt groupés en troupeaux sur de petits îlots de sable, C ° U 'de joncs et d’oseraies, tantôt à demi noyés dans le marais, a J •