LE RHONE ALPESTRE ET LE VALAIS.
175
^S r essive, mais l e vent du Sud, le même qu’on appelle enc l Ue le siroco, et qui, malgré sa traversée de la Méditerranée,sa ;- rv é une température et une sécheresse qui rappellent leses brûlants du Sahara où il a pris naissance.
n lui donne en Suisse le nom de Fœhn. C’est le Favomusles anC16ns ' 11 souffle par rafales au printemps, en été, dans
des
Premiers jours de l’automne ; et les tempêtes du fœhn durent^uefois plusieurs jours de suite. « Sans le fœhn, disent lesants des Alpes, le bon Dieu et le soleil doré ne peuvent rien
habit;
rentre . ■
a neige. » C’est lui, en effet, qui la fond presque a vue
d'
oeil.
c -, ( l Ul l’empêche de s’accumuler sur les névés de l’année pré-te e ’ e b nettoie souvent en quelques heures de vastes pentesl 6 f ÜVer fes d’une épaisse couche neigeuse. « Dès le mois de mars,Va l^ n *î u i vient de la région méridionale fait irruption dans lescçlu .- ^ es Alpes; il émaillé les prairies de violettes et donne àSe C l Ul le respire le sentiment du printemps. Alors, les avalanches^ent, les torrents s’élancent de tous les glaciers, et lesj 0lJr res su bitement enflées submergent leurs rivages (1). » Tou-p a S ^de, souvent chaud, le fœhn attaque surtout les glaciersCe ]j j ase et provoque subitement de terribles avalanches comme
: dont la‘"influe
vallée de la Dranse a été le théâtre en 1866.
5 ét‘ ilence du.fœhn, dont la provenance africaine est certaine,s ° u vent invoquée pour expliquer le cantonnement actuel,Plis • re £‘ 0n supérieure des Alpes, du glacier du Rhône qui rem-
nutrefois toute la dépression du Valais, passait par-dessus
Ss ait
le i a „ -
v en . e Genève, affleurait les croupes supérieures du Jura etI.yon s et aler jusque sur la colline de Fourvières, au-dessus deq ’ P r ès de Vienne en Dauphiné.
Sai *"’ en e ^ e *-> qu’une grande partie des côtes qui entourent5o ü S * n de la Méditerranée est, depuis les époques historiques,Hat Ur d Un e action de soulèvement assez considérable. LesCh arl 1S h es uaodernes, MM. Martins, Escher de La Linth, Desor,s Laurent, ont constaté que les sables de la région qui
(l) ^amono
cité par Zurcher et Margollé, Les glaciers, op. cit.