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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE PREMIER.
s’étend au Sud de la Tunisie et de l'Algérie sont tout à fait i^tiques à ceux des plages les plus voisines de la Méditerranéecontiennent les mêmes espèces de coquillages (1). La région sa ^rienne se serait donc élevée de deux cents mètres environ p enune période géologique récente. Diverses dépressions de tei" ra1 ^dont le niveau est plus bas que celui de la Méditerranée, ° nt;graduellement séparées de la mer et constituent ces bas- 1
intérieurs appelés chotts, à l’aspect lacustre très nettement cara
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térisé, remplis d’eau saumâtre en hiver et à l’époque des p 1et recouverts de couches de sel cristallisé pendant la majeure p'de l’année (2).
D’après des traditions encore vivaces dans le pays, et sis’en rapporte à divers passages des géographes classiques,
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dote, Scylax, Pomponius Mêla, on est porté à penser qu'à l'ép o£ l ^
historique les chotts formaient encore une baie profonde q ul ^
muniquait librement avec la Méditerranée. On l’appelait le “ ë°^
de Triton ». Tout récemment encore, on a retrouvé l’indi ca
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de ce golfe sur une carte de 1570, visiblement copiée sportulan plus ancien, antérieur vraisemblablement au trei zl(
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siècle.
L’existence de cette mer intérieure est un problème touj°
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l’étude qui a soulevé, qui soulève encore les plus vives ^ j.verses ; et il est peu probable que le sujet soit épuisé de sit otMais, quelle que soit la divergence des opinions sur les anci e ^communications du Sahara avec la mer Méditerranée par I e j.de Gabès, deux points paraissent dès aujourd’hui définit^acquis : — le premier, c’est que la région des chotts, qui s uau sud de la Tunisie et de l’Algérie, dont la superficie est ^près égale à dix-sept fois celle du lac de Genève et qui compla série des bassins désignés sous le nom de « chotts de 1
(1) Ch. Martins, Le Sahara, souvenir d’un voyage d’hiver, 1864-
(2) El. Reclus, Les oscillations du sol terrestre, 1865. £. 1 $^’
(3) A. Delaire, Les chotts tunisiens et la mer intérieure * n
Paris, 1865. .., , , ^nsahari** 1 ’
E. Fuchs ( L isthme de Gabes et lextrémité orientale de la dépréssion
Paris, 1877.