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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE PREMIER.
Martigny, Octodurum; Saint-Maurice, Agaunum; Villen euV 'Penne-Locus. Leur situation topographique a motivé leur cr ^tion et les désignait, dans le principe, pour être des postes f° rtfiés. Brieg, en effet, est une véritable tête de ligne; placé au c °fluent de la Saltine et du Rhône, il commande la route du S" 11pion. Sion, au cœur même de la vallée, est, par le relief de ssol, une forteresse naturelle; la ville repose au pied de d eU
petites collines isolées de tous côtés, couronnées de construc
anciennes auxquelles on accède par des chemins taillés dan s
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roc. La citadelle de « Tourbillon », qui s'élève à près de deux
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mètres, et les deux châteaux « Valéria » et « Majoria »
un peu au-dessous, reliés tous trois entre eux par des remp 1 2 ^
affaissés sous le poids des années, rappellent les temps héro^l ^
du Valais, et en s’écroulant entraînent dans leur chute tout ^
monde de souvenirs militaires et religieux. Martigny, 1 an
Octodurum des itinéraires romains, bâti au confluent de la B
et du Rhône, commandait le passage du grand Saint-Be rI,a
Summus Penninus (i), comme Brieg celui du Simple” 1 - 3 * ^
Maurice, Tarnaïas ou Agaunum, situé à treize kilomètres en
de Martigny, était un excellent poste avancé dans le u e ^
Rhône, large en cet endroit de vingt-deux mètres seule 111 ^
appuyé des deux côtés sur les contreforts de la Dent de fd° r ■rr J _ j s qu>
et de la Dent du Midi, et défendu par des ouvrages naturont dû être regardés de tout temps comme à peu près in e *Pgnables ( 2 ).
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XIII
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On n’a que des données assez vagues sur les premierplades historiques de la région des Alpes, huit ou neuf siècles
(1) Voir première partie, ch. 11, p. 123, 124 et notes.
(2) Voir pour les inscriptions romaines de la Suisse le recueil lati* 1 *
par T. Mommsen, sous le titre : Inscriptiones confederationis HeW
edidit Theodorus Mommsen. Zurich, 1854.