204 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME-
profondeur à quelques brasses seulement des rives des lacs alp ^La Manche, qui sépare la France de l’Angleterre, est une 'plaine à peu près horizontale, presque sans relief, à peineverte d’une cinquantaine de mètres d’eau. La faible profo 11 ^de ce grand bras de mer, qui ne mesure pas moins de cinq
kilomètres de long, et dont la plus grande largeur a
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cent vingt kilomètres, est rendue saisissante et parle, p° ur
dire, aux yeux si on en imagine une réduction à l’échelle àe°
par mètre. Cette réduction présenterait une superficie un
grande que la place de la Concorde, assez peu inférieure à 1 j
nade des Invalides, et serait recouverte d’une hauteur d eaU
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ne dépasserait pas cinq ou six centimètres. Un petit Oise
verserait en sautillant cette mer en miniature. ^
La mer du Nord n’a, en général, que 40 à 60 mètres d e P r ^
deur dans sa partie méridionale, le long des côtes d’Angl et;e ^^
d’Ecosse. La profondeur du Cattegat ne dépasse jamais 80 m
Les fonds de la Baltique varient de 30 à 60 mètres ; ceux
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et du Grand Belt, de 20 à 30 mètres ; et, en de nombreux enla sonde rencontre, à une dizaine de mètres à peine,nables bancs de sable et de vase qui rendent la navigati° n
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taine et difficile pour les bateaux de fort tonnage.définitive, que dans les grandes mers ou dans l’Océan q u ttrouve des profondeurs considérables atteignant et c 1mille mètres. ^ 0 js
Les petits lacs alpins, avec leur profondeur moyennecents mètres, sont donc, relativement à leur faible sup er pon les compare à l’immense étendue des mers, de véritabl eSfres.
Il est facile d’en comprendre la raison. ^ c g,
Les cavités de tous les bassins du globe, — océans, nierS ’
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étangs ou simples mares d’eau, — correspondent en etret y gtoujours aux hauteurs des sommets qui les avoisinent. La Pnaturelle des côtes se prolonge au-dessous de la surface des c eLes escarpements des montagnes plongent au-dessous ^
niveau.
en conservant la même inclinaison. Un rivag e P