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Tome premier.
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LE LÉMAN.

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Serva toire royal de Greenwich , avait reconnu sur le tracé dumar égraphe de Swansea, à l’entrée du canal de Bristol, de magni-< l Ues oscillations rhythmiques très régulières d’une durée de20 minutes. En 1872, le même astronome constatait des oscilla-hons de même durée sur le tracé du marégraphe de Malte.

Forel, de son côté, a relevé des oscillations de plusieursCe ntimètres d’amplitude sur les courbes d’un grand nombre de^arégraphes suffisamment sensibles des différentes mers du globe,e *- e n particulier du marégraphe du Helder, en Hollande (1).

Tous ces faits sont, jusqu’à présent, assez mal coordonnés ;mais ils permettent cependant d’induire qu’il peut exister, dansles S ra nds bassins des mers, des oscillations tout à fait différentess v agues dues aux vents et de la grande vague produite par lam arée, e t comparables à celles qui existent à la surface de tous^ es lacs de la Suisse.

XIX

La théorie des seiches pourrait donc jeter un jour nouveau sur1 Ue lques-uns des courants alternatifs que l’on rencontre dans cer-tains parages de la mer. De ce nombre sont les célèbres courantsde 1 Euripe, qui ont préoccupé de tout temps les naturalistes ets ° n t restés jusqu’à ce jour sans explication bien satisfaisante. LesNervations du P. Jésuite Babin, qui a passé deux années entiè-res > en 1669 et 1670, à Chalcis, pour étudier les curieuses oscil-lions de la mer dans l’étroit défilé qui sépare l’fle d’Eubée de la^ Ce , les travaux du Vénitien Coronelli (1686) et de Flamand

a PP e r (1703), ont servi de base à toutes les descriptions moder-nes et permettent de définir ainsi qu’il suif le curieux phénomènede l’Euripe.

S °us le pont d’Êgribos (l’ancienne Chalcis), qui fait communi-^ Uer par ses cinq arches et un pont-levis l’île de Négrepont

h) F .-A. Forel, Seiches et vibrations de la mer, op. cit.