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Tome premier.
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L]E LÉMAN.

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^pourvues de neiges éternelles : tels sont les lacs de Neuchâ-> de Morat, de Brienne, de Zug, dont les rives basses sonts °uvent recouvertes par des marais tourbeux. Ils ont leur crueP r, ncipale au printemps, au moment de la fonte des neiges éphé-mères, et leurs basses eaux en été, pendant les sécheresses ; ilsen outre, une deuxième crue en automne, pendant la saisons pluies; ces crues, d’ailleurs, sont en général assez peu consi-er ables. Les lacs de Constance, de Wallenstadt, de Zurich, des^ a tre-Cantons, de Brienz, de Thun, le Léman et les beaux lacsç Vers ant italien des Alpes appartiennent à la seconde catégorie.s °nt essentiellement des lacs alpins. Ils ont leur grande cruee *é) au moment de la débâcle des glaces, lorsque tous les cours, eau des vallées supérieures se gonflent brusquement et se pré-Cl P'tent en torrents dans les plaines. Ces crues sont soudaines,

J^Pétueuses ; elles apportent en peu de temps une masse énormej, eau dans le réservoir du lac ; et l’écart entre les hautes eaux de^é et les basses eaux de l’hiver est souvent très considérable., ü Léman, cet écart est de i m ,40 en moyenne; au lac Majeur, ilélève à près de 5 mètres.

j Afférentes circonstances locales peuvent, d’ailleurs, modifiernature d’un lac et lui donner en quelque sorte un caractèremixte . Ainsi le lac de Brienne, et par suite ceux de NeuchâtelMorat, ont modifié leur régime et pris, dans une certainem^ure, l’allure des lacs alpins depuis qu’on y a dévié les eaux^ 4 Aar, qui n est qu’un grand torrent alimenté par les glacierss plus hauts sommets des Alpes Bernoises. De même le Léman,^ la partie inférieure est encadrée par les derniers contrefortsU Jnra, participe du caractère des lacs de plaine et présente deuxfUes très marquées de printemps et d’automne, précédant et sui-ar| t régulièrement sa grande crue estivale.

M

Lér

ais i au demeurant, en le considérant dans son ensemble, le

^ aian est un véritable lac alpin, et son rôle hydrologique est^ ern magasiner les eaux de fusion des glaciers du Valais. Il doit° nc exister naturellement une relation, d’une part, entre lee au du lac, et, de l’autre, entre la masse des neiges et des

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