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Tome premier.
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LE LÉMAN.

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'nnonibrable, fragments de poteries, ossements d’animaux, armesen pierre et en métal, souvent des restes humains.

Dé jà, sur les côtes du Danemark et de la Scanie, on avaitS1 gnalé depuis quelque temps des amoncellements considérablesde coquilles comestibles, dont les dispositions indiquaient claire-,ni ent que ces dépôts avaient une cause artificielle et ne pouvaientProvenir de l’apport des flots. Les habitants du pays les avaientdésignés, dès le lendemain de leur découverte, sous le nombarbare, mais parfaitement exact, de kjo'èkkenmoëddmgs (rebutsde cuisine). Au milieu se trouvaient des pierres, des morceauxd os et de corne taillés, des poteries grossières faites à la main.

En différents points de la côte de l’Émilie, on a aussi rencontréet appelé du nom de terramares des accumulations de cendres, deb°is carbonisés, de silex et d’os travaillés, d’ossements d'animauxc °ntenant encore des débris de chair rongée, et divers ustensilesra Ppelant l'industrie des premiers âges et offrant la plus grandeanalogie avec les kjoëkkenmoëddings de la Scandinavie.

De

même, en Irlande, on désigne depuis longtemps sous len °m de crannoges de véritables îles artificielles composées dedébris analogues et formées, comme les ruines sous-lacustres desla cs suisses, d’un enchevêtrement de pilotis, véritables forteressesde bois remontant aux âges les plus reculés.

Ce ne sont donc pas là des accidents isolés.

Dans toutes les parties de la terre et à toutes les époques des °n histoire, l’homme, poussé par les nécessités de sa défense per-s °nnell e , par les facilités de la pêche, cédant peut-être à cet irré-ristible attrait qu’exercent toujours les eaux calmes et tranquillesdes lacs, a cherché à établir sa demeure au-dessus de ces bellesna Ppes liquides.

Hippocrate raconte qu’en Colchide les habitants riverains duHhase construisaient, au milieu du fleuve, des cabanes de joncsApportées par de grands pieux enfoncés dans la vase, qui s’éle-Va ient au-dessus de la surface des eaux, et qu’ils allaient de1 une à l’autre de ces cabanes sur des barques creusées dansUn seul tronc d’arbre.