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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
firmer que le niveau du lac est resté à peu près stationnaire depuissix à sept mille ans.
Les poteries et les vases qui correspondent à la période lacustreont dû, en effet, tomber dans l'eau presque à pic au-dessous duplancher des bourgades construites sur pilotis. Or, toutes cespoteries ont encore leurs cassures fraîches, leurs arêtes vives etnon émoussées, ce qui prouve qu’elles n’ont pas été roulées p arles vagues. Pour être'ainsi demeurés en repos pendant de longssiècles, dans une couche tranquille, il faut donc que ces débrissoient tombés dans une eau qui n’avait pas moins de deux mètresde profondeur, et que jamais, depuis qu’ils tapissent le fond dulac, le niveau ne se soit assez abaissé pour que les vagues aient p ules déplacer. Or, de nos jours, on trouve encore cette hauteurminimum de deux mètres au-dessus de certaines ruines lacustres-Il est donc certain que le niveau du lac ne s’est pas sensiblementrelevé depuis l’époque où ces débris sont tombés à l’eau.
D’autre part, l’observation des milliers de pilotis que les habitants des palafittes enfonçaient dans le sol pour établir l eurSdemeures, semble indiquer que le niveau des eaux ne peut p aSdavantage s’être abaissé. La longueur de ces pilotis, en effet) liedevait pas dépasser un certain maximum, donné d’abord p argrandeur des arbres, ensuite par les moyens mécaniques dondisposaient les hommes de ces époques primitives pour les mettren œuvre. Il est difficile d’admettre que ces pilotis aient eude 7 mètres. Les têtes des pieux devaient s’élever au moinsi mètre au-dessus des hautes eaux de l’été pour que les planch erdes huttes ne fussent pas inondés par les vagues ; les pieux euXmêmes devaient être enfoncés dans le sol à une profondeur varian50 centimètres à 1 mètre; en somme, la longueur du pieu baigné p a ^l’eau depuis le plafond du lac jusqu’au niveau de l’eau devait êtrepeu près de 5 mètres. Or, c’est précisément la profondeur moy ennà laquelle on retrouve aujourd’hui les ruines des bourgades lacustresLe niveau des eaux ne s’est donc pas sensiblement abaissé (i) -
(1) F.-A. Forel, Essai de chronologie archéologique.vaudoise des sciences naturelles, t. X. Lausanne, 1879.
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