LE LÉMAN.
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Sans attacher à ces chiffres une rigueur absolue, il est permisCe Pendant d’en conclure d’une manière générale que la hauteurm °yenne des eaux du lac n’a pas varié d’une manière très appré-Cl able depuis l’origine des temps historiques. Nous avons vu quea dernière station du niveau des lacs primitifs, et qui est dessinéeP ar les terrasses diluviennes qui marquent la fin de l’époqueglaciaire, était située à 30 mètres environ au-dessus des eauxQuelles. Depuis lors, le niveau s’est abaissé; et il est resté sensi-
e ment stationnaire à la cote de 375 au-dessus du niveau dela nier.
VI
En même temps que le niveau des eaux du lac s’est abaissé, lePlafond s’est aussi relevé, ou, pour mieux dire, le creux du lac s’estc °mblé. Il n’en saurait d’ailleurs être autrement; et ce comble-rtle nt est un phénomène très lent sans doute, mais continu depuisfin de l’époque glaciaire, et que rien ne saurait arrêter. Tous lesc °urs d’eau qui se jettent dans le Léman y apportent, en effet,^ es niasses plus ou moins considérables de graviers et de matièresCreuses. Les limons se déposent au fond; l’eau trouble seP ür >fie rapidement, et celle qui sort du lac est d’une limpiditéArable, presque absolue. Tous les touristes connaissent ce^gnifique déversoir d’émeraude liquide d’une merveilleuse
^ansparence qui s’échappe à Genève et qui marque la fin du lac1 ^
le commencement du Rhône.
Ee Léman est, en somme, un immense bassin de décantation.es v ingt ou trente rivières qui l'alimentent y apportent les pro-du its de l’érosion de leurs vallées. Des torrents comme la Tinière^ plongent presque à pic leurs cônes de déjections. Des falaisesCoiT >me celles de la Meillerie et de Saint-Gingolph y précipitentde temps à autre des blocs de rochers désagrégés. A différentes^P°ques, des éboulements considérables dont le plus terrible a étéCe Iui de Tauredunum , dont nous avons parlé plus haut, sont