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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
peut-être pas beaucoup de la vérité en fixant en nombres ronds a250,000 ou 300,000 mètres cubes environ l’apport du Rhônependant toute l’année.
Il est difficile de pouvoir connaître, même approximativement,le volume charrié par tous les autres affluents du lac. Celui correspondant aux éboulements et à toutes les érosions accidentellesest encore plus douteux. Ce serait peut-être beaucoup que de l ulattribuer une valeur égale au tiers de l’apport du Rhône; mais onpeut très bien supposer que tous ces apports réunis représententau moins le dixième de celui du Rhône seul.
On connaît mieux la capacité du lac, et les sondages conscien^cieux de La Bêche permettent de l'évaluer assez exactement68,840 millions de mètres cubes.
D'après ces données, on voit que le creux du lac reçoit annuellement un dépôt de 330 à 340,000 mètres de matières limoneuses-Les eaux sortant absolument décantées à Genève, le comblementest donc inévitable ; et le calcul le plus simple permet de vérifi e |’qu’il sera terminé d’une manière complète dans 200,000 ans apeu près.
Mais, bien avant cette époque, l’aspect du lac aura chang e -Et tout d’abord, ainsi que nous l’avons dit, la saillie du delta dela Dranse s’accentuera. La côte savoyarde s’avancera de pl uS eI1plus vers le Nord à la rencontre de la côte suisse; celle-ci, de soncôté, gagnera vers le Sud. D'autre part, l’étroit défilé du petit la°se rétrécira encore. Le lac se fractionnera donc en plusieurs
bassins. La partie située entre Vevey et la Meillerie sera la P rt
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mière comblée. Avant de disparaître tout à fait, le grana
présentera donc une succession de petits réservoirs distincts
communiquant entre eux par des goulets ou des canaux pl uS ° U
moins larges et bordés de riches plaines d’alluvions, que fertilise
ront et arroseront les eaux du Rhône communiquant de 1 UI1
l’autre de tous ces bassins. La situation sera, en quelque sorte,
comparable à celle de la délicieuse petite plaine qui sépare les la c
de Thun et de Brienz, sur une étendue de trois à quatre kil°
mètres, et qu’on appelle le « Bœdeli ». On sait que ces deux lac s >