LE LÉMAN.
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^ es plus pittoresques peut-être de l'Oberland, n’en faisaient autre-
^°is qu’u n traversé d’un bout à l’autre par les eaux de l’Aar. Lesail *
Uvi °ns de deux rivières latérales, le Lütschine et le Lombach,°nt déterminé, au milieu du grand lac, deux deltas qui se sontAvancés progressivement, ont fini par se rencontrer et ont provo-( l u ê ainsi la formation d’un isthme formé par les alluvions venuesSud par la vallée de Lauterbrunnen, du Nord par celle de^ackeren, et au milieu de laquelle serpente l’Aar en baignant lesPairies, célèbres aujourd’hui dans le monde des touristes, d’Un-ter seen et d’Interlaken.
Tel sera le lac de Genève dans quelques centaines de siècles,grand travail d’atterrissement continuera ensuite sans relâche.^ es derniers bas-fonds se combleront. Le lac disparaîtra en entier;e *-> de même que la vallée supérieure de Sion à Martigny a étéc °mblée, que la gorge de Martigny à Saint-Maurice a été ensuite^couverte par les dépôts du Rhône, que la corne orientale duTéman entre Saint-Maurice et Villeneuve a été transformée, àépoque relativement récente, en une plaine d’alluvions, leac entier finira par être rempli par des dépôts de même nature et^ aiêrne origine ; et il ne restera plus de la magnifique nappeeau q ue nous admirons aujourd’hui qu'une grande plaine hori-2 °atale, traversée, dans toute sa longueur, par les eaux dormantesfleuve et sillonnée transversalement par celles de ses affluents
'atéraux.
Ce 11’est donc, ainsi que nous l’avons dit plus haut, qu’uneflaestion de siècles. Le chiffre de 200,000 ans que nous avons^aanulé ne saurait avoir, on le conçoit sans peine, rien d’absolu.
n matière géologique, il ne peut être question de chronologieex acte ; et on peut hardiment accumuler les siècles sans craindredépasser les limites de la vraisemblance. Géologiquement par-an C on doit donc envisager cette période de 2,000 siècles commeane époque assez prochaine, que des débâcles imprévues et desc atastrophes accidentelles pourront même raccourcir encore d’uneManière indéterminée.
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est donc certain qu’à moins de perturbations générales que