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Tome premier.
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LE LÉMAN.

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*- a 'ent avec la masse des constructions industrielles qui n’étaient,que d’énormes entassements de masures souvent très^ e vées, surplombant quelquefois au-dessus du fleuve et dis-cutant leur légèreté et leur misère par des peintures, des imita-*- l0 ns de marbre ou de pierre et des enjolivements de toute nature.°ut ce bariolage, indice du voisinage de l’Italie, formait un quar-[ °ngmal, bruyant, populaire, où le bruit des roues des moulinse *- des outils de toute sorte se mêlait au grondement de l’eau duRhône se brisant contre les pilotis, s’engouffrant dans les cavesressortant en gros bouillons à travers les artifices les plusVar iés. C’était, en un mot, une petite ville à part, ayant un cachets Pecial d’étrangeté, véritablement amphibie, et que l’on comparaitt I u elquefois avec assez de justesse à un gros navire ancré dans leP° rt: et dont le mât aurait été figuré par la grande tour qui en° Ccu Pait le centre (1).

Les chroniques locales et les dessins de l’époque qui nous ontSSe la description de l’île, nous ont aussi transmis le récit et le* a hleau de la terrible catastrophe qui transforma en une nuit cettev dle flottante en un monceau de ruines fumantes.

Le ij janvier 1670, à onze heures et demie du soir, le feu écla-ta *t tout à coup sur le pont du Rhône. En un instant l’île devint'mrnense brasier. Près de deux cents personnes furent ense-

a n i

^ e hes dans cet effroyable effondrement ; et en moins de deuxeur es le lit du fleuve, qui était déjà encombré par les glaces, fut

e nti,

er ement comblé.

XII

L ne reste plus rien aujourd'hui de l’ancien état des lieux. Des^° n ts nombreux, de véritables monuments, joignent les deuxVes du Rhône. L’un deux, celui du Mont-Blanc, a près de troisents mètres de longueur, traverse le petit lac et est l'une des

^ g aliffe, op . cit .